Trois 2cv RADAR à Spa Francorchamps – Crédit photo L. Radar
Ce mois d’octobre 2026 voit la mise à l’honneur de la 2cv Robert RADAR, qui fête ses 70 ans. Vous pourrez la découvrir sur plusieurs évènements, et notamment sur le célèbre circuit de Spa Francorchamps à l’occasion de la Parade 24H2CV.
Une série limitée à 70 exemplaires de la version du prototype de Monsieur Robert RADAR (au 1/43)a été proposée lors du week-end de Spa les 24 et 25 octobre. Cette version comporte plusieurs particularités : pare-buffle à l’avant et pare-chocs « barre » à l’arrière, volant 4 branches, bouchon de réservoir sur l’aile arrière droite, clignotants avant sur la carrosserie et non sous les phares. Réalisée à partir du reportage photographique de Robert Devaux en 1956, la miniature reprend le plus fidèlement possible ces détails, ainsi que la plaque d’immatriculation d’époque.
Pour obtenir votre exemplaire, contactez-moi en précisant « 2cv Radar 70 ans »
Après la Citroën Citela, voici un nouveau projet né de notre collaboration avec Peter, plus connu sous le nom de Marpytoys. Cette fois, il ne s’agissait pas simplement de reproduire une Citroën CX au 1/43e, mais de figer un instant très particulier de sa naissance sur la chaîne de montage : le « mariage » entre la carrosserie et l’ensemble mécanique.
L’idée est venue de Peter. Elle prolonge naturellement les sujets consacrés à la fabrication automobile et à l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois déjà présentés sur Garage143. Une photographie d’époque a servi de point de départ à cette scène industrielle, désormais recréée sous la forme d’un diorama miniature particulièrement original.
Le « mariage » de la CX sur la chaîne de montage d’Aulnay-sous-Bois. Crédit photo : Mounicq / Citroën.
Aulnay-sous-Bois, berceau industriel de la CX
Mise en service en 1973, l’usine d’Aulnay-sous-Bois commence à assembler la CX en juin 1974. Elle est alors considérée comme l’une des usines automobiles les plus modernes d’Europe. Assemblage des carrosseries, peinture, sellerie et montage y sont réunis, avec une automatisation poussée pour l’époque.
Parmi les moments les plus spectaculaires de cette fabrication figure le mariage. La carrosserie peinte, suspendue à son convoyeur aérien, vient rejoindre l’ensemble mécanique préparé sur la ligne inférieure : moteur, transmission, trains roulants, suspension et autres organes essentiels. Les deux parties, jusque-là séparées, ne forment alors plus qu’une voiture. C’est précisément cet instant que Peter a souhaité reproduire.
De la photographie d’archive à la modélisation 3D
Pour restituer la scène au 1/43e, il fallait d’abord décomposer l’image originale et comprendre l’organisation du poste de travail. La CX devait rester parfaitement identifiable tout en étant représentée dans un état inhabituel : carrosserie suspendue, capot et portes ouverts, ensemble mécanique visible et ligne d’assemblage reconstituée.
La carrosserie et l’ensemble mécanique modélisés séparément. Crédit photo : Marpytoys.
Garage143 a fourni une base de modélisation de la carrosserie de la CX (utilisée pour d’autres projets comme par exemple : https://garage143.fr/les-dioramas-un-plaisir-un-art/). Peter a ensuite retravaillé cette modélisation et conçu tout l’environnement de l’usine : le poste de montage, le convoyeur, la structure de levage et les personnages qui donnent vie à la scène. Il a également assuré l’impression 3D, la peinture et l’assemblage de l’ensemble.
La reconstitution virtuelle du poste de mariage avant impression. Crédit photo : Marpytoys.L’étude de la scène complète permet d’ajuster la position de chaque élément. Crédit photo : Marpytoys.
Un diorama qui raconte la fabrication de la CX
Le résultat ne se limite pas à une miniature automobile. C’est une véritable tranche d’usine qui prend place dans une vitrine. La caisse de la CX semble encore flotter au-dessus de sa mécanique, retenue par le système de manutention. Les ouvriers accompagnent l’opération, tandis que le socle, les équipements et la plaque d’identification replacent immédiatement la scène dans son contexte.
À cette échelle, l’ensemble permet aussi d’observer ce qui reste habituellement caché sous la carrosserie : la disposition mécanique, les trains roulants et la fameuse suspension hydropneumatique. Le diorama raconte ainsi mieux qu’une miniature terminée la complexité d’une automobile au moment même où elle devient complète.
Le diorama terminé au 1/43e : la carrosserie rejoint son ensemble mécanique. Crédit photo : Marpytoys.
Une création proposée par Marpytoys
Cette nouvelle collaboration illustre une fois encore ce que le partage des idées et des compétences peut apporter à notre passion. La modélisation de la carrosserie réalisée par Garage143 a rencontré le savoir-faire de Marpytoys pour la conception du décor, l’impression, la peinture et l’assemblage.
Le diorama de la Citroën CX à l’étape du mariage est proposé à la vente. Pour découvrir cette réalisation et passer commande, rendez-vous directement sur le site de Marpytoys.
Citroën Méhari US : l’Amérique au bout des chevrons
Certaines voitures semblent déjà originales dans leur version la plus courante. Et puis il existe, au sein même de ces modèles atypiques, des variantes encore plus rares, presque confidentielles, qui attirent immédiatement l’attention du collectionneur. La Citroën Méhari américaine fait partie de celles-là.
Déjà peu conventionnelle en Europe, avec sa carrosserie en plastique ABS, son allure de voiture de plage et son esprit utilitaire décontracté, la Méhari prend une toute autre personnalité lorsqu’elle traverse l’Atlantique. Adaptée aux normes américaines, produite en très petite série pour ce marché, elle devient une curiosité absolue dans l’histoire Citroën.
C’est cette version rare, reconnaissable au premier coup d’œil, que j’ai décidé de reproduire au 1/43.
Projet au 1/43 – Il manque encore les feux de côté
Rappel historique : la Méhari, une Citroën pas comme les autres
La Méhari est dévoilée par Citroën le 16 mai 1968 au golf de Deauville. Créée par Roland de La Poype, elle repose sur une plateforme de Dyane 6 et reçoit une carrosserie en plastique ABS, un matériau moderne pour l’époque, teinté dans la masse, léger, lavable et peu sensible à la corrosion. Citroën en produira 144 953 exemplaires entre 1968 et 1987, dont 1 213 Méhari 4×4. (Stellantis Media)
La Méhari est à la fois un pick-up de loisirs, une voiture de vacances, un petit utilitaire et un objet automobile totalement à part. Sa carrosserie, composée d’éléments simples, son intérieur lavable au jet et sa modularité en font une voiture pratique, économique et immédiatement sympathique. (Citroën Origins)
Son nom lui-même évoque le voyage : le méhari est un dromadaire saharien réputé pour son endurance, sa sobriété et sa capacité à traverser les terrains difficiles. Une appellation parfaitement adaptée à cette Citroën légère, simple et débrouillarde. (Stellantis Media)
La Méhari américaine : une française aux normes US
Au tournant des années 1970, Citroën tente encore de maintenir une présence aux États-Unis. La DS y est déjà connue d’une clientèle d’amateurs, et la Méhari peut sembler séduisante pour certaines régions comme la Californie ou Hawaï, où l’idée d’une voiture de loisirs, simple et ouverte, paraît naturelle. Citroën adapte donc la Méhari aux exigences américaines pour permettre sa commercialisation à partir de 1970. (l’Automobile Ancienne)
Cette version reçoit de nombreuses modifications. La plus visible se trouve à l’avant : les petits phares européens disparaissent au profit de gros projecteurs sealed-beam de 7 pouces, imposés par la réglementation américaine. La face avant est donc profondément modifiée, avec une expression beaucoup plus massive et presque naïve. À cela s’ajoutent des feux de position latéraux, des catadioptres, des feux de recul, un pare-chocs arrière droit, une ridelle arrière spécifique prévue pour une plaque américaine, ainsi qu’un moteur d’essuie-glace à deux vitesses. (l’Automobile Ancienne)
Aux États-Unis, la Méhari est classée comme truck, c’est-à-dire comme petit utilitaire. Cette classification permet de contourner certaines contraintes applicables aux voitures particulières, notamment parce que la carrosserie en plastique posait des difficultés d’homologation. (l’Automobile Ancienne)
Sa carrière américaine sera pourtant très brève. Les chiffres varient selon les sources : L’Argus évoque environ 1 000 exemplaires ayant traversé l’Atlantique entre 1970 et 1971, tandis que d’autres sources mentionnent moins de 1 000 exemplaires produits pour ce marché et seulement 214 vendus en 1970, dont une partie à Hawaï. Dans tous les cas, la Méhari US reste une version extrêmement rare. (L’Argus)
Une silhouette immédiatement reconnaissable
Ce qui rend la Méhari US passionnante à reproduire, c’est justement ce décalage entre la simplicité française du modèle d’origine et les contraintes réglementaires américaines.
Les gros phares changent complètement son regard. Les feux latéraux, les catadioptres, les détails arrière et la plaque au format américain lui donnent une présence très différente. On reconnaît toujours la Méhari, bien sûr, mais elle semble avoir été déguisée pour jouer dans un film américain des années 1970.
Elle possède ce charme très particulier des voitures exportées : un modèle familier, mais transformé par les règles d’un autre pays. C’est exactement le genre de variante qui mérite une place dans une vitrine de collectionneur.
Les Méhari miniatures au 1/43
La Citroën Méhari a déjà été largement reproduite au 1/43. On trouve notamment des versions Norev, dont des Méhari 1978 en bleu clair, kaki ou orange Kirghiz actuellement référencées sur la boutique officielle de la marque. (Norev)
D’autres fabricants ou collections ont également proposé des Méhari au 1/43 : Solido, IXO, Eligor, Universal Hobbies, Atlas, Salvat, Mondo Motors ou encore des modèles presse et publicitaires. Les variantes sont nombreuses : Méhari standard, Méhari 4×4, versions Tour de France, marchand de glaces, poissonnerie, militaire, gendarmerie, plage, Argentine ou encore éditions promotionnelles. (voiture-miniature.com)
Mais après mes recherches, je n’ai pas trouvé de reproduction courante et clairement identifiée de la Méhari américaine au 1/43. Les Méhari miniatures existent donc en quantité, mais cette version US, avec sa face avant spécifique et ses équipements propres, semble rester absente des productions habituelles.
C’est précisément ce manque qui rend le projet intéressant.
Le projet Garage143 : la Méhari US au 1/43
J’ai donc décidé de m’attaquer à cette version rare de la Méhari : la Méhari américaine de 1970.
L’objectif est de proposer une reproduction fidèle au 1/43, en respectant les éléments qui distinguent cette version : la face avant modifiée, les gros phares sealed-beam, les feux latéraux, les détails arrière spécifiques et l’allure générale de cette Méhari pensée pour le marché américain.
Comme toujours, il ne s’agit pas simplement de reproduire une Méhari de plus, mais de proposer une miniature qui raconte une histoire. Celle d’une Citroën française partie tenter sa chance aux États-Unis, adaptée aux normes locales, vendue en toute petite quantité, puis devenue aujourd’hui une véritable curiosité pour les amateurs de la marque.
Cette future miniature sera réalisée en petite série, dans l’esprit des créations Garage143 : des modèles rares, parfois oubliés, souvent absents des catalogues industriels, mais qui méritent pourtant toute leur place dans une collection Citroën au 1/43.
Conclusion
La Citroën Méhari US est une voiture paradoxale : simple mais rare, légère mais réglementée, française mais pensée pour l’Amérique. Elle conserve l’esprit joyeux de la Méhari tout en affichant une personnalité totalement différente.
Pour le collectionneur, elle représente une pièce à part. Pour le passionné de Citroën, elle rappelle que la marque aux chevrons a toujours osé sortir des sentiers battus, parfois même très loin de ses bases.
C’est cette singularité que je souhaite faire revivre en miniature.
La Méhari américaine au 1/43 rejoindra prochainement les créations Garage143. Une petite Citroën rare, venue d’un grand détour par les États-Unis, prête à trouver sa place dans vos vitrines.
Les conditions de canicule de ces dernières semaines n’étaient pas favorables à la fabrication ; le projet à donc pris du retard. J’en ai profité pour revoir intégralement la carrosserie, notamment les phares qui sur le modèle de test (voir plus bas) étaient beaucoup trop gros). Je posterai de nouvelles photos en fin de semaine. Le modèle est prêt à être envoyé à la Carrosserie Fallegger pour validation définitive ; la production pour les collectionneurs intéressés suivra. Merci pour votre patience et votre soutien !
Exclusivité : la Citroën 2cv Aerosport Fallegger
Certains modèles s’imposent immédiatement comme des évidences pour le collectionneur de miniatures automobiles. Non pas par leur diffusion, bien au contraire, mais par leur rareté, leur silhouette hors normes et l’histoire singulière qu’ils racontent. La Citroën 2CV Aérosport réalisée par la carrosserie Fallegger fait indéniablement partie de ceux-là.
Cette étonnante interprétation de la 2CV, au style très personnel et aux lignes inspirées des grandes carrosseries aérodynamiques d’autrefois, constitue une pièce à part dans l’univers Citroën. À la fois surprenante, élégante et atypique, elle possède tout ce qui attire l’œil de l’amateur de modèles rares : une identité visuelle forte, une histoire peu connue et un caractère absolument unique.
C’est donc avec un réel plaisir que je peux vous annoncer qu’avec l’accord de Monsieur Rudolph Fallegger, je vais entreprendre la réalisation de cette voiture en miniature au 1/43.
Le projet
Comme pour chaque projet de ce type, l’objectif sera de proposer une reproduction fidèle de cette carrosserie très particulière, en respectant au mieux ses volumes, ses proportions et les détails qui font tout le charme de cette création. Pour les amateurs de Citroën insolites, de prototypes, de carrosseries spéciales ou tout simplement de miniatures sortant des sentiers battus, cette future réalisation devrait occuper une place à part dans une collection.
Cette miniature sera proposée en petite série, avec une disponibilité envisagée pour le second semestre 2026. Il s’agira d’une production confidentielle, pensée avant tout pour les collectionneurs sensibles aux modèles peu vus, difficiles à trouver et peu ou pas reproduits à cette échelle.
Pour en savoir plus
Dans un univers où beaucoup de collections se construisent autour des grandes classiques incontournables, il est toujours passionnant de pouvoir y intégrer une pièce plus inattendue, presque confidentielle, mais immédiatement remarquable en vitrine. Cette 2CV Aérosport Fallegger entre pleinement dans cette catégorie : celle des miniatures qui intriguent, qui suscitent la curiosité, et qui donnent à une collection une véritable personnalité.
Les collectionneurs intéressés peuvent dès à présent me contacter via le formulaire de contact du site. Cela me permettra d’identifier les personnes susceptibles d’être intéressées par cette future série et de vous tenir informés au fur et à mesure de l’avancement du projet.
Une nouveauté rare, originale et profondément atypique à suivre prochainement sur Garage143.
L’histoire de l’automobile est jalonnée de projets audacieux, de visions futuristes qui, parfois, ne voient jamais le jour. La Citroën Citela en fait partie. J’avais eu il y a déjà pas mal de temps l’envie de lui redonner vie, à ma manière, au 1/43ème. J’ai réalisé un exemplaire de test, et puis je suis passé à autre chose, notamment mon premier modèle partagé, le Type J. C’est grâce à cette première réalisation et à un autre collectionneur concepteur de miniatures (Peter, plus connu sous le nom de Marpytoys)que le projet a été relancé et abouti aujourd’hui à différentes versions de cette miniature.
Au début des années 1990, les villes européennes, et Paris en particulier, suffoquent. La circulation est dense, la pollution omniprésente et le stationnement un casse-tête quotidien. C’est dans ce contexte que Citroën, fidèle à sa réputation de constructeur innovant, relance ses recherches sur la voiture électrique. Le projet ECO 2000, mené quelques années plus tôt, a déjà ouvert la voie. Mais avec la Citela, présentée en 1992 à l’Exposition Universelle de Séville, la marque aux chevrons va bien plus loin.
Un projet ambitieux : la modularité au service de l’urbain
La Citela (pour CITy ELectric Automobile) n’est pas qu’une simple voiture électrique. C’est un véritable « transformer » avant l’heure. Conçue par le carrossier Heuliez, elle repose sur une plateforme technique à laquelle vient se greffer une cellule passager interchangeable. En moins de cinq minutes, la Citela peut ainsi se métamorphoser en citadine, en pick-up, en découvrable ou même en petit utilitaire. Une polyvalence inédite, pensée pour s’adapter à tous les besoins de la vie urbaine.
Caractéristiques techniques
Caractéristique
Valeur
Moteur
Électrique 72 V / 20 kW
Batteries
Nickel-Cadmium (NiCd)
Autonomie
110 km (cycle urbain) à 210 km (vitesse stabilisée)
Vitesse maximale
110 km/h
Accélération
0 à 50 km/h en 8 secondes
Poids
790 kg
Longueur
2,96 m
Recharge
8h sur prise standard, recharge rapide possible
Une vision écologique globale
Au-delà de sa motorisation propre, la Citela est pensée pour être respectueuse de l’environnement de sa conception à son recyclage. Sa carrosserie est réalisée en plastique recyclé, et toutes les pièces sont marquées pour faciliter leur traitement en fin de vie. Silencieuse, non polluante, elle incarne une vision harmonieuse de la mobilité en ville.
Un héritage inattendu
Malgré des tests poussés (les prototypes auraient parcouru plus d’un million de kilomètres !), la Citela ne sera jamais commercialisée. Trop en avance sur son temps ? Sans doute. Mais son héritage n’est pas vain. La chaîne de traction développée pour ce concept servira de base aux premières voitures électriques de série du groupe PSA : les Citroën AX et Peugeot 106 Électrique. Un projet pilote était même prévu à La Rochelle, qui aurait pu devenir la première ville au monde dotée d’un réseau de bornes de recharge publiques.
La Citela en miniature : une collaboration entre collectionneurs passionnés
Nous avons mis en commun la documentation sur le modèle, fait des recherches complémentaires. Pas facile… Peter a fait un gros travail de modélisation pour l’intérieur et l’agencement avec les éléments de carrosserie que j’avais modélisés. On vous laisse apprécier le résultat. Rendez-vous sur le site de Marpytoys.
Cette photographie, aimablement donnée par M. Julius Goldmann, auteur du livre « Citroën Aulnay », et faisant suite à mon premier diorama sur la CX, était un challenge motivant. Voici le résultat de mon travail ; j’espère que vous l’apprécierez.
Merci à Frédéric, collectionneur averti qui m’a proposé le défi de reproduire au 1/43 ce moteur de la mythique Traction 22 cv. J’ai relevé ce défi avec enthousiasme et passion, j’espère que le résultat vous plaira.
Rappel historique
Le moteur V8 n’est pas américain à l’origine ! Son développement est généralement attribué à l’ingénieur français Léon Levavasseur, qui créa en 1902 un moteur à huit cylindres en V destiné initialement à l’aviation, sous la marque Antoinette.
Un Projet audacieux
En 1934, Citroën, déjà pionnier avec sa Traction Avant, envisage un modèle haut de gamme pour rivaliser avec les marques de prestige. La 22 CV devait incarner cette ambition, avec un moteur V8 de 3,8 litres développant environ 100 chevaux, permettant une vitesse maximale de 140 km/h.
Caractéristiques techniques
Moteur : V8 à 90°, 3822 cm³
Puissance : 100 ch
Consommation : Environ 16 L/100 km
Une production avortée
Malgré des prototypes présentés au Salon de l’Automobile de Paris en 1934, la 22 CV ne sera jamais produite en série. Les difficultés financières de Citroën, accentuées par la crise économique, et les défis techniques liés au moteur V8 ont conduit à l’abandon du projet.
Un Modèle mythique
Aujourd’hui, la Traction 22 CV V8 est considérée comme un modèle mythique. Très peu d’exemplaires ont été produits, et leur sort reste incertain. Certains auraient été reconvertis en modèles 11 CV, d’autres auraient disparu. Une pièce rare, un enjoliveur de phare spécifique à la 22 CV, a été vendue aux enchères en 2019 pour plus de 5 000 euros.
Le Moteur V8 en miniature : une rareté pour les collectionneurs
Contrairement à la carrosserie de la Traction 22 CV, reproduite par plusieurs fabricants à l’échelle 1/43, le moteur V8 spécifique à ce modèle n’a pas connu de reproduction miniature autonome de la part des industriels classiques du secteur (NOREV, Solido…). Ainsi, les passionnés souhaitant acquérir une maquette du moteur V8 de la 22 CV devront se tourner vers des créations artisanales (comme celle de Monsieur J. Aubineau)… ou comme celle que je vous présente ici !
Le moteur est disponible peint ou à peindre, avec ou sans son support. Précisez moi ce qui vous intéresse.
La Citroën GS « Voiture sans Frontières » : Une Icône de l’Europe Automobilistique
En 1971, Citroën a présenté une version unique de sa GS, baptisée « Voiture sans Frontières ». Ce modèle exceptionnel a été créé pour célébrer le titre prestigieux de « Voiture européenne de l’année » décerné à la GS. Arborant une carrosserie décorée de 34 drapeaux représentant les pays européens de l’époque, cette voiture symbolisait l’unité et le succès international de la marque.
Une Présentation Spectaculaire
La première apparition publique de la Citroën GS « Voiture sans Frontières » a eu lieu au Salon de l’Automobile de Bruxelles en janvier 1972. Produite en série très limitée, cette voiture n’était pas destinée à la commercialisation. Elle était présentée dans divers salons automobiles et dans les succursales Citroën à travers l’Europe pour illustrer l’engagement de Citroën envers l’innovation et l’ouverture internationale.
Une Carrosserie Peinte à la Main
La réalisation des carrosseries était une véritable prouesse artistique. Peintes à la main par des artisans spécialisés, elles nécessitaient un travail délicat et minutieux. À Valenciennes, par exemple, c’est le peintre décorateur Adrien Abadi qui a relevé ce défi en 1971. En hommage à cette création emblématique, son fils, Alain Abadi, a recréé une réplique fidèle de la « Voiture sans Frontières » en 2010, exposée depuis lors dans de nombreux salons.
Un Symbole d’Innovation et d’Unité
La GS « Voiture sans Frontières » demeure aujourd’hui un symbole fort de l’esprit pionnier de Citroën. En représentant l’ensemble des nations européennes sur sa carrosserie, elle incarnait une vision d’unité au-delà des frontières, à une époque où l’idée d’Europe unie prenait son essor.
Les miniatures
Pour les passionnés et collectionneurs, la Citroën GS « Voiture sans Frontières » est un véritable trésor. Bien que la version originale reste rare, des répliques miniatures ont été produites, notamment par IXO Models, à l’échelle 1/43 et par Norev au 1/18. Pour ma part je ne vous propose pas la voiture, mais une planche de décalcomanies permettant de la reproduire, notamment sur la base de la GS Norev au 1/43 blanche, facile à trouver pour un prix raisonnable. Pour en savoir plus, contactez moi.
L’hélicoptère Citroën RE2 ou la diversification des activités chez Citroën
Le projet
« La route ? Là où on va on n’a pas besoin de route ! » Bien sûr vous avez reconnu cette réplique culte ! (si ce n’est pas le cas vous retrouverez la référence en fin d’article). Quel lien avec le modèle que je vous présente aujourd’hui ? Aucun si ce n’est que cette Citroën n’a pas besoin de route puisqu’il s’agit… d’un hélicoptère ! Début des années 70, le marché de l’automobile est tendu. Le premier choc pétrolier pèse sur l’avenir automobile. Citroën, où l’innovation a toujours été au premier plan, s’intéresse à de nombreux projets autour des moyens de locomotion, et notamment celui de l’hélicoptère.
L’hélicoptère Citroën RE2 : design et caractéristiques
Sa principale caractéristique technique est l’utilisation du moteur à piston rotatif Wankel et la construction de l’hélicoptère selon les méthodes à l’usage pour l’automobile et pas uniquement pour l’aéronautique (ce qui ne manqua pas de poser problèmes en raison de la non formation des ingénieurs maison à l’aéronautique). Le maître d’œuvre du projet sera l’ingénieur Charles Marchetti, à l’origine entre autres des hélicoptères Alouette II et Super Frelon. Le RE2 mesure, de l’extrémité de la pale avant jusqu’à la queue environ 10 mètres, pour une hauteur tout compris d’environ 1,80 mètre. Il est prévu pour 2 places et son moteur rotatif développe 190 chevaux
L’ hélicoptère Citroën RE2 en miniature au 1/43
Les échelles communes pour le modélisme aéronautique sont le 1/72, le 1/48 et le 1/35. A ces échelles, le RE2 n’a jamais été reproduit, que ce soit en miniature ou en maquette. Quelques réalisations personnelles, pièces uniques ou petites séries existent, souvent réalisées pour des clubs mais je n’ai a ce jour pas trouvé de photo (si vous en connaissez je suis bien évidemment preneur pour enrichir cet article). Mon choix de le reproduire au 1/43 est guidé par mon thème de collection : Citroën. Construit en un seul exemplaire, cet hélicoptère est pour moi avant tout « une Citroën », et ne relève pas du modélisme aéronautique.
Le projet RE2 au 1/43, coque principale avec essai peinture conforme à la brochure Citroën
Les étapes de la fabrication de la miniature
Après les recherches documentaires je procède à la modélisation 3D en utilisant plusieurs logiciels dont notamment Fusion360 et Meshmixer pour le découpage en parties à imprimer. 10 mètres au 1/43, cela représente une « grosse » miniature ! La carrosserie, les pales et les rotors sont en résine, l’intérieur de la cabine en PLA et les vitrages en plastique transparent moulé. J’ai choisi la présentation originale et colorée qui figure dans le prospectus édité par Citroën (que vous pourrez télécharger sur le site Citroën Origins – lien en fin d’article), et pas le triste vert militaire de l’exemplaire conservé par le Conservatoire Citroën. On peut voir sur internet une photo du RE2 en compagnie du tracteur Type J (autre miniature que j’ai réalisée, voir article ici)
Conclusion
Un modèle iconique pour les passionnés de la marque au double chevron. Au fait, la référence de la réplique de début d’article, c’est bien sûr Retour vers futur.